« Il y a du boulot en GEII ! » : les pros confirment l’attractivité du BUT GEII
Le 13 février, notre département GEII a organisé sa traditionnelle journée de simulation d’entretien. Un rendez-vous devenu incontournable pour les étudiants de BUT GEII. Face à eux : des professionnels venus les entraîner à l’exercice du recrutement. Mais derrière ces simulations se cache une réalité bien concrète : les entreprises présentes recherchent activement des profils en électronique, automatisme et électricité. Pour certaines, cette journée est donc aussi l’occasion d’identifier de futurs collaborateurs.
S’entraîner aux entretiens… face à de vrais recruteurs
Passer un entretien d’embauche ne s’improvise pas. Pour aider les étudiants à se préparer, l’équipe pédagogique du BUT GEII Brest organise chaque année une journée de job dating. Le principe est simple : les étudiants enchaînent des simulations d’entretien avec des professionnels du territoire. L’objectif premier est pédagogique : apprendre à se présenter, valoriser ses compétences et gérer le stress d’un échange avec un recruteur.
Cette année, plusieurs entreprises et organisations ont répondu présentes : Ifremer, Breizelec, Ineo-Equans, Ville de Lannion, Naval Group, Spie, Thalès, Rehlko, Groupe SNEF, Adecco, Actemium, Cegelec, DGAC, IPEV, JRS-Marine, Eiffage, ETT ou encore Madec.
Mais très vite, les discussions dépassent souvent le cadre de l’exercice. Car derrière ces simulations, les entreprises viennent aussi repérer des profils pour des stages ou des alternances.
Les pros nous donnent leur avis sur le BUT GEII en vidéo :
Des profils GEII recherchés par les entreprises
Pour les recruteurs présents, le message est clair : les compétences des étudiants du BUT GEII correspondent à des besoins bien réels.
Chez Breizelec, entreprise spécialisée dans la réparation de boîtiers électroniques pour le secteur agricole, l’accueil de stagiaires et d’alternants fait partie intégrante de la politique de formation de l’entreprise. « Nous recrutons environ une dizaine de stagiaires et d’alternants chaque année. C’est important pour nous de pouvoir former les étudiants aux spécificités de notre métier », explique David Mesguen, salarié de l’entreprise.
La réparation électronique est en effet un savoir-faire très particulier, difficile à transmettre uniquement dans un cadre académique. Les étudiants peuvent également travailler sur des projets très concrets, directement liés aux besoins des clients. « Les stages et les alternances servent par exemple à concevoir des bancs de test qui permettront ensuite de réparer les boîtiers électroniques envoyés par nos clients », précise-t-il.
L’entreprise propose aussi des missions variées, entre conception électronique et diagnostic de cartes, ce qui permet aux étudiants de développer une double compétence très recherchée dans le secteur.
Le parcours de David Mesguen illustre d’ailleurs les opportunités possibles. « J’ai commencé en tant que stagiaire chez Breizelec. Ensuite j’ai été embauché en intérim, puis en CDI. Quand je suis arrivé il y a quinze ans, nous étions 60 salariés. Aujourd’hui, nous sommes plus de 200. »
Des bases techniques solides appréciées par les recruteurs
Pour les entreprises du territoire, le BUT GEII constitue aussi un vivier de futurs techniciens et ingénieurs. C’est le cas de l’entreprise Cegelec à Brest, spécialisée dans l’électricité tertiaire et les installations industrielles.
« Depuis de nombreuses années, nous sommes partenaires de l’IUT de Brest et nous accueillons tous les ans au moins un alternant », explique Frédéric Laot, dirigeant de l’entreprise.
Les compétences acquises à l’IUT font la différence : « Les bases qui sont apprises à l’IUT sont importantes. On voit la différence avec des étudiants qui n’ont pas fait d’IUT : les notions électriques sont souvent moins approfondies. »
Ces profils peuvent ensuite évoluer vers des postes variés : technicien de bureau d’études, chef de chantier ou encore responsable d’affaires, parfois après une poursuite d’études en école d’ingénieurs.
L’alternance, un véritable tremplin vers l’emploi
Pour certaines entreprises, l’alternance reste même la principale porte d’entrée pour recruter. Au sein du Groupe SNEF, les profils issus du BUT GEII Brest sont régulièrement intégrés dans les équipes. « Nous recrutons souvent par le biais de l’alternance. Aujourd’hui, nous avons plusieurs collaborateurs qui sortent de l’IUT de Brest », explique Aude Dalidec, Chargée de recrutement au sein du Groupe SNEF.
Les étudiants sont appréciés pour leur approche concrète des technologies : « Il y a bien sûr la théorie, mais surtout ils pratiquent, ils font. Un automaticien aura déjà de l’expérience sur des machines, sur des programmes d’automatisme. »
Certains parcours illustrent bien les évolutions possibles : « Un jeune qui est passé par l’IUT a commencé chez nous au bureau d’études et il est aujourd’hui chargé d’affaires dans l’une de nos agences. »
Et les opportunités sont bien réelles. « Il y a du boulot en GEII ! Chez SNEF, en tout cas, nous avons beaucoup de postes ouverts pour ces profils. »
Un secteur qui recrute
Au fil des entretiens, un constat revient régulièrement chez les recruteurs : les compétences développées au sein du BUT GEII Brest correspondent aux besoins des entreprises du territoire.
Automatisme, électronique, électricité industrielle ou encore bureau d’études : les débouchés sont nombreux, que ce soit en stage, en alternance ou à plus long terme.
Cette journée de job dating permet donc aux étudiants de se confronter à la réalité du recrutement, tout en créant un premier contact avec des entreprises locales.
Et parfois, une simple simulation peut devenir le début d’une opportunité professionnelle.
