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09/02/2026

De la vocation pour la production végétale au métier d’ingénieur agricole

Huit ans après son DUT Génie Biologique option Agronomie, Gildaz Trebaol, aujourd’hui Ingénieur Agricole, accompagne les agriculteurs dans la production de semences de pommes de terre. Un parcours construit pas à pas, entre formation scientifique, expérience de terrain et engagement professionnel.

Un projet agricole affirmé, nourri par la formation en Génie Biologique

Issu d’une communauté rurale, Gildaz Trebaol souhaite très tôt s’orienter vers la production végétale et l’agronomie. Il suit un bac scientifique en lycée agricole et intègre, en 2016, notre IUT en Génie Biologique, initialement dans le parcours Génie de l’Environnement.
« Comme le premier semestre était un tronc commun, j’ai tout fait pour montrer ma motivation et prouver que ma place était en « Agro ». J’ai pu intégrer l’option dès le second semestre. C’est ça la force de l’IUT : rien n’est jamais totalement figé si l’on a un projet solide », explique-t-il.

Des enseignements marquants et une approche très concrète

À l’IUT, Gildaz retient particulièrement les enseignements liés à l’agronomie et à la production végétale. « Ce sont des cours qui m’ont vraiment animé. »

Il évoque notamment la qualité pédagogique de certains enseignants et leur capacité à transmettre des contenus exigeants de façon claire et structurée. « On sortait de deux heures de cours avec une quantité importante d’informations, mais tout faisait sens, c’était passionnant. »

Les travaux pratiques, notamment en production animale, font aussi partie des souvenirs marquants du cursus : « Les TP de dissection, ça marque tout le monde en agronomie. On apprend concrètement à connaître les animaux, le vivant, le terrain. »

Une poursuite d’études en école d’ingénieurs

Après son DUT (2016–2018), Gildaz intègre une école d’ingénieurs en apprentissage à l’ISA de Lille (aujourd’hui Junia). Pendant trois ans, il se forme tout en travaillant au sein d’une coopérative agricole spécialisée dans la betterave sucrière, au sud de Paris.
Il y développe et anime un réseau de producteurs en agriculture biologique, dans un contexte alors émergent : « Mon mémoire de fin d’études portait sur le développement de la filière bio, notamment pour répondre à des enjeux commerciaux et de production. »

Un métier au cœur de la production agricole

Fraîchement diplômé, Gildaz revient dans son Finistère natal. Il intègre la coopérative SICA de Saint-Pol-de-Léon comme animateur produit, sur les pommes de terre primeur et légumes anciens, puis devient conseiller agricole à la coopérative de Noirmoutier, où il accompagne les producteurs sur les aspects techniques de la culture de pommes de terre primeur.

Aujourd’hui, il travaille chez Elorn Plants, une entreprise finistérienne spécialisée dans la production de plants de pommes de terre. Son rôle : accompagner environ une vingtaine d’agriculteurs, sur près de 500 hectares de production avec des variétés exclusives. « J’assure le suivi technique des cultures et l’accompagnement des producteurs dans la production de semences de pommes de terre. »

Il intervient également sur un volet recherche variétale, en collaboration avec Bretagne Plants Innovation, afin d’identifier et développer de nouvelles variétés adaptées aux enjeux actuels.

Pour lui, l’agronomie offre de nombreuses opportunités professionnelles : « Je n’ai jamais eu de difficulté à trouver un emploi. La formation nous donne des clés solides qui nous permettent d’être des professionnels complets. »

Des compétences terrain, techniques et de laboratoire

Pour Gildaz, en effet, la réussite dans le secteur de l’agronomie repose sur un équilibre entre compétences techniques et qualités humaines. « C’est ce qui fait la différence de la formation à l’IUT : une formation professionnalisante tout en restant hautement scientifique. On y acquiert à la fois des bases solides, une vraie expérience de terrain et des compétences en communication. »

L’attachement de Gildaz à l’IUT de Brest reste d’ailleurs une affaire de famille : huit ans après lui, son frère cadet y étudie désormais en Génie Mécanique : « Je l’encourage bien sûr. C’est génial de faire ses études à l’IUT. C’est à la fois une formation passionnante et au cœur de la vie étudiante brestoise ! »

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