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11/06/2026

Du Québec à la Bretagne : les premiers pas réussis d’étudiants québécois en BUT GEII

International

Depuis 2020, l’IUT de Brest et le CEGEP Lionel-Groulx à Sainte-Thérèse au Nord de Montréal sont engagés dans un programme de mobilité internationale. Cette année, Brest accueille deux étudiants québécois, Eliott et Elliot. Entre cours d’automatisation poussés, découverte du patrimoine breton et conception d’un robot agricole intelligent, retour sur un semestre breton mémorable qui propulse leur avenir professionnel.

« Plusieurs de nos étudiants brestois sont déjà partis au Québec pour y effectuer un semestre et un stage, » raconte Pierre-Marie Martin, l’enseignant-chercheur qui s’occupe de cet échange. « Cette année marque une nouvelle étape dans cette collaboration : c’est la première fois que nous accueillons des étudiants québécois à Brest. »

Venir en France pour approfondir ses compétences en automatisation industrielle

Eliott Desbordes-Boom et Elliot Wood abordent déjà la fin de leur séjour dans notre IUT. Ils sont arrivés dans le courant du mois de janvier, ce qui leur a fait découvrir les hivers bretons : « Quand on vient à Brest, il ne fait pas oublier son manteau de pluie ! »

En 3e année d’études en électronique programmable, ils sont tous les deux venus dans notre IUT pour approfondir leurs connaissances en automatisation. « Cet échange nous permet vraiment d’élargir notre éventail de compétences, » explique Eliott. « Au Québec, nous avions réalisé juste un projet. Suivre le parcours AII permet de me crédibiliser pour le marché du travail. »

Elliot, quant à lui, envisage de poursuivre ses études à l’université : « On a deux options quand on continue nos études : l’électronique, que je connais bien, et l’automatisation industrielle, que je maîtrise moins. Suivre des cours plus approfondis dans le cadre de cet échange me permet de mieux comprendre ce que c’est. »

Évidemment, c’est également l’envie de voyager qui les a attirés dans ce programme de mobilité. Elliot avait déjà visité la France et en a profité pour parcourir les routes de France et même d’Europe pendant son séjour : « Je suis allé en Grèce, à Marseille, Carcassonne, au Mont Saint-Michel et même à Nantes. »

Cap sur Brest : mer, accueil chaleureux et projet concret

Ils ont opté pour Brest car certains de leurs enseignants y avaient eux-mêmes étudié en GEII et plusieurs de leurs connaissances y avaient également séjourné. Le fait d’avoir rencontré Pierre-Marie Martin au CEGEP a également constitué un facteur rassurant.

Si le climat souvent pluvieux a pu les surprendre, les deux Éliott ont été conquis par la proximité de la mer : « C’est un vrai plaisir de pouvoir se baigner facilement. » Ils ont également souligné la chaleur de l’accueil : « Nous avons fait des sorties et des activités avec nos camarades de promotion. » Parmi les temps forts de leur séjour, ils retiennent une semaine entière de découvertes et de loisirs partagés avec leur classe : excursion en bateau dans la rade, visite du château de Kergroadez, laser tag ou encore chasse au trésor.

Ce qui les a le plus étonné dans les salles de classe de l’IUT, c’est le niveau d’anglais de leurs camarades. De leur côté, ils admettent qu’ils n’étaient pas vraiment au niveau en mathématiques : « Chez nous, les maths sont pratiquement supprimées. Donc, nous n’avons plus vraiment l’habitude ! »

Ils ont cependant trouvé les cours intéressants, surtout bien entendu les cours d’automatisation. « Nous avons vraiment pu mettre les mains dedans. » Les deux étudiants ont, par exemple, conçu de A à Z une machine capable de trier des pièces par couleurs et par matériaux. « Nous étions livrés à nous-mêmes pour prendre les décisions techniques. C’était un peu comme au Québec. »

Un projet électronique avec une application en agriculture pour terminer leur séjour

Pour valider leur semestre, les deux québécois consacrent les derniers jours de leur séjour à un projet d’électronique. Ils conçoivent un prototype de robot porteur de charge destiné à aider les agriculteurs dans leurs tâches quotidiennes. « Grâce à la technologie Follow-Me, le robot suit pas à pas l’agriculteur pour lui apporter le matériel nécessaire, par exemple lorsqu’il pose des piquets de clôture », expliquent-ils.

Pour réussir cette prouesse, l’appareil est équipé d’une caméra couplée à un accélérateur d’intelligence artificielle. Ce composant lui donne une vitesse de traitement plus rapide qui permet au robot de reconnaître et suivre l’utilisateur.
« Le prototype est aujourd’hui à taille réduite, mais l’objectif est de le confier aux étudiants de Génie Mécanique et Productique (GMP) l’année prochaine afin d’en faire un robot capable de porter une charge de 200 kg. »

Une expérience valorisante pour la suite de leur parcours

Ce séjour à Brest aura été un véritable déclic pour Eliott, qui y a confirmé son choix d’orientation universitaire : il se dirigera vers l’automatisation. « À l’avenir, j’aimerais travailler dans une entreprise qui me permette de voyager à l’international. Cette première expérience à l’étranger est donc un immense plus ! », se réjouit-il.

Son camarade est tout aussi convaincu de la valeur de ce projet sur le marché du travail : « Je compte postuler dans le secteur minier au Québec, où l’on effectue des rotations de sept jours dans les mines du Nord. Ce séjour prouve que je suis mobile et capable de sortir de ma zone de confort. »

Pour les prochains étudiants qui tenteront l’aventure, les deux québécois concluent avec deux conseils indispensables. Le premier est d’ordre climatique : « Apportez un bon manteau de pluie ! ». Le second, purement gourmand : « Essayez le Kouign-Amann, c’est trop bon ! »

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