Que sont-ils devenus ? Les parcours de la première promotion de BUT de l’IUT de Brest-Morlaix
Cela fait maintenant deux ans que notre première promotion de BUT a été diplômée. Mais que sont devenus ces anciens étudiants ? Pour le savoir, le service Cap’Avenir de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO) a mené une grande enquête 18 mois après leur sortie. Les résultats sont désormais tombés et confirment un constat positif : le BUT à l’IUT de Brest-Morlaix s’impose à la fois comme un tremplin vers le Bac+5 et comme un accélérateur d’insertion professionnelle.
Les résultats généraux : la poursuite d’études et l’alternance en plébiscite
Les chiffres de cette première promotion parlent d’eux-mêmes : 69,2 % des diplômés de BUT poursuivent leurs études après leur diplôme. Le BUT confirme ainsi sa capacité à ouvrir en grand les portes du supérieur, qu’il s’agisse d’écoles d’ingénieurs, de Masters ou de grandes écoles. De plus, nos anciens affichent un beau succès lors de leurs candidatures en poursuite d’études. Le taux d’obtention du premier choix de formation dépasse fréquemment les 80 à 90 % dans plusieurs parcours, avec un taux remarquable de 100% pour les étudiants de BUT GCCD parcours Bâtiment, de BUT GB parcours Agronomie ou de BUT GMP parcours Simulation Numérique et réalité virtuelle !
L’autre enseignement majeur réside dans le succès de la voie de l’apprentissage. Parmi les étudiants qui continuent leur cursus, 67,9 % le font en contrat d’alternance. Cette formule permet à nos jeunes d’acquérir un diplôme de niveau supérieur tout en accumulant une expérience professionnelle rémunérée sur le terrain. Il faut dire que leur 3e année de BUT, réalisée en alternance au sein de notre IUT, leur a très certainement donné le goût de cette immersion professionnelle !
Une embauche rapide sur le territoire breton
Pour les diplômés qui ont choisi de s’insérer directement sur le marché du travail avec leur Bac+3, l’ancrage territorial est remarquable. En effet, 52,6 % des emplois occupés se situent dans le Finistère, et 17,5 % dans le reste de la Bretagne. Au total, plus de 70 % des jeunes professionnels restent travailler dans notre région.
Pour ces jeunes, les délais d’embauche s’avèrent particulièrement courts. À l’échelle globale de l’IUT, la durée médiane de recherche active s’élève à 0,0 mois ! (pour une moyenne de seulement 1,4 mois). En effet, 54,7 % des diplômés insérés bénéficient d’un accès direct à l’emploi (souvent dans la continuité de leur alternance de BUT 3), tandis que 35,9 % trouvent un poste en moins de 3 mois. Au total, c’est donc plus de 90 % des jeunes professionnels qui sont en poste immédiatement ou dans les 90 jours suivant leur diplôme.
Des salariés épanouis, fidèles et dans un poste en adéquation avec leur formation
Bonne nouvelle : nos diplômés insérés sur le marché du travail ont l’air d’être épanouis professionnellement ! En effet, la satisfaction quant aux missions confiées et aux niveaux de responsabilités atteint fréquemment des sommets dans les retours de nos anciens élèves. De plus, les répondants déclarent souvent que l’emploi occupé correspond parfaitement avec leur spécialité de BUT (100 % pour ceux issus du BUT Génie Biologique et du BUT GMP parcours Conception et Production Durable).
Des chiffres qui entraînent souvent une vraie fidélité envers leurs premiers employeurs : 67,2 % de nos anciens occupent toujours leur tout premier emploi 18 mois après l’obtention de leur diplôme (Un taux qui peut atteindre les 100 % en GMP parcours Conception et Production Durable et en BUT GB parcours Agronomie).
Autant de résultats qui prouvent que les enseignements de l’IUT sont en parfaite adéquation avec le terrain et préparent efficacement nos étudiants aux activités de leur futur métier.
Une rémunération d’embauche valorisante, portée par les filières scientifiques et techniques
Pour les diplômés qui choisissent de s’insérer directement à l’issue de leur formation, le BUT garantit une réelle valeur sur le marché du travail, avec un revenu mensuel net médian global à 1 818 € net.
Cette attractivité financière est particulièrement marquée dans les filières scientifiques et industrielles. Le Parcours Biologie Médicale et Biotechnologies (BMB) en BUT GB enregistre le revenu mensuel net médian le plus élevé en insertion directe (2035,5 €), suivi de près par les anciens de BUT Génie Civil – Construction Durable (2000 €) et de GMP parcours Innovation pour l’industrie (1975 €). La rareté des profils dans ces secteurs (en laboratoire biomédical, dans le BTP ou dans la conception industrielle) incite certainement les entreprises à proposer des rémunérations attractives.
Poursuite d’études ou insertion : des choix adaptés selon les métiers
Selon les départements, les chiffres ne sont pas toujours homogènes. On observe, par exemple, un contraste marqué de poursuite d’études selon les spécialités : le taux atteint 100 % en BUT GEA parcours GEMA, alors qu’il chute à 25 % en parcours GC2F et seulement 12,5 % en EME, où les diplômés préfèrent s’insérer directement.
Cette disparité s’explique très simplement par la réalité des marchés du travail visés. Dans les métiers du management et de la gestion (GEMA), le niveau Bac+5 reste la norme exigée pour accéder aux postes de cadres, poussant les étudiants à poursuivre en Master ou en Grande École. À l’inverse, en comptabilité (GC2F) ou dans la maîtrise de l’énergie (EME), la forte tension du marché et les besoins immédiats des entreprises offrent une insertion directe, stable et très attractive à Bac+3.


