Le laboratoire de Science des matériaux GMP se modernise
En cette rentrée, notre département Génie Mécanique et Productique (GMP) a investi dans de nouveaux équipements pour son laboratoire de science des matériaux. Une machine hydraulique de fatigue, un dispositif de contrôle ultrason et un analyseur de matériaux viennent enrichir un plateau technique déjà bien étoffé. Un investissement global de 300 000 € au bénéfice de la formation de nos étudiants et de nos activités de recherche.
La machine de fatigue hydraulique : tester l’endurance des pièces
La première acquisition trône dans une petite salle dédiée : c’est une machine de fatigue hydraulique.
« Cette nouvelle machine permet de faire des essais très longs qui sollicitent une pièce des millions de fois, » explique Thomas Bonnemains, chef du département GMP. « Cela permet d’estimer la limite d’endurance. »
Concrètement, grâce à un vérin hydraulique, cette machine applique des cycles répétés et contrôlés sur un échantillon à des fréquences allant jusqu’à 40Hz (40 cycles par seconde). Elle permet de simuler les contraintes réelles du quotidien sur une pièce et d’évaluer sa durabilité.
Grâce à ce nouvel outil, les enseignants-chercheurs et les étudiants pourront mesurer avec précision la fatigue de la matière. « En plus de familiariser nos étudiants avec ce type d’essai, ce nouvel équipement sera très rapidement utilisé dans le cadre de projets de recherche. »
Le contrôle par ultrasons ou comment échographier la matière
Le deuxième équipement est un appareil de contrôle par ultrasons, venant remplacer un système devenu obsolète. « C’est comme une échographie médicale : l’appareil envoie des ondes au cœur du matériau pour en cartographier l’intérieur. Le signal récupéré permet de voir s’il n’y a pas de défaut. »
Les utilisateurs peuvent ainsi contrôler la « santé » du matériau et repérer la moindre anomalie interne (fissure, bulle d’air ou défaut de soudure), le tout sans endommager la pièce.
Ce type de contrôle non destructif constitue une compétence très ciblée et recherchée dans l’industrie. Des intervenants extérieurs, experts certifiés dans le domaine, viennent d’ailleurs chaque année former les étudiants de GMP à ces techniques. Le renouvellement de ce matériel leur garantit ainsi un apprentissage sur des technologies modernes, directement alignées avec les exigences du terrain.
Un pistolet laser qui affiche la composition des matériaux
Enfin, le département s’équipe d’un analyseur LIBS portable Quantum-RX. Véritable pistolet laser, cet appareil fonctionne comme un « scan » de la matière : en pointant la sonde sur une pièce, il détermine en quelques secondes sa composition chimique précise et identifie l’alliage exact (acier, inox, aluminium, etc.).
« Dans l’industrie, c’est une vraie problématique. Un tel appareil permet de contrôler les matériaux que tu as reçus. »
Cet outil permettra aux étudiants et chercheurs de réaliser des contrôles qualité instantanés, indispensables pour vérifier la conformité des matières premières avant leur transformation.
Un labo de science des matériaux très complet
Ces nouvelles acquisitions viennent renforcer un parc matériel déjà particulièrement étoffé. Le laboratoire de science des matériaux disposait en effet déjà d’équipements de pointe :
- Deux bâtis d’essais (100 kN et 30 kN) pour mesurer la résistance des pièces en traction et compression ;
- Un mouton de Charpy pour tester la résilience et la résistance aux chocs ;
- Des appareils de dureté (duromètres) pour évaluer la résistance à la pénétration ;
- Des fours de traitements thermiques pour modifier les propriétés des métaux (trempe, revenu) ;
- Des microscopes optiques et numériques pour observer la microstructure interne des métaux ;
- Un pôle complet de contrôle non destructif (CND) : ultrasons, magnétoscopie, courants de Foucault et ressuage.
De quoi offrir à nos étudiants un environnement d’apprentissage ultra-complet, au plus proche des réalités du monde industriel.

