L’aventure du double-diplôme avec le Sénégal et le Maroc continue en GEII et commence en GEA
Pour la 3e année consécutive, des étudiants sénégalais et marocains sont accueillis à l’IUT dans le cadre de nos accords de double diplomation avec leurs établissements respectifs au Sénégal et au Maroc. Grande nouveauté cette année : pour la première fois, des étudiantes en gestion font partie du voyage et ont intégré notre département GEA.
Ils sont 8 cette année ! 7 filles pour 1 garçon. Maimouna, Mame Diarra, Mané et Seydina Mouhamed viennent de l’IUT de Thiès au Sénégal. Douaa et Chaïmae de l’EST de Salé et Nisrine et Bouchra de l’EST d’Agadir au Maroc.
Les étudiantes GEA pensent que cette année leur ouvrira d’autres portes : « Elle va nous ouvrir de nouvelles perspectives d’études, au-delà du double diplôme. C’est aussi une expérience enrichissante qui nous permet de découvrir le système d’enseignement français, d’autres méthodes d’apprentissage et de l’interculturalité. »
Les étudiants en génie électrique ajoutent avoir été attirés par les équipements du département GEII : des salles bien équipées avec du matériel récent et beaucoup d’occasions de pratiquer : « Au Sénégal, on fait beaucoup de théorie. Ici, tout ce que tu apprends, tu le pratiques ! »
Nisrine approuve : « Les salles de projets sont plus avancées côté électrique, tu vas plus apprendre, mieux comprendre et plus pratiquer en stage ! »
Découverte de la Bretagne : rythme soutenu, météo fraîche et premières vagues
Leurs premiers pas à l’université française ne manquent pas de les surprendre. En GEA, les étudiantes sénégalaises sont frappées par la rapidité des cours : « En un clin d’œil, les enseignants finissent un chapitre. Le rythme est beaucoup plus soutenu que chez nous ! »
Pour Seydina Mouhamed, l’organisation est en revanche un point fort : « Les modules sont très bien structurés. On reçoit tous les documents de révision dès le début des cours. »
Au-delà des cours, c’est le climat breton qui demande un temps d’adaptation. « Actuellement, je porte trois pulls ! », s’exclame Mame Diarra en riant. « Chez nous, il fait plus de 30 degrés. »
Ce changement d’environnement offre aussi de nouvelles découvertes. Grâce au CROUS, Chaïmae a pu s’initier à une activité typiquement bretonne : « J’ai fait du surf la semaine dernière, c’était une super expérience ! », sourit-elle.
Arrivés depuis seulement quelques semaines, ils n’ont pas encore eu le temps de découvrir la région : « Pour l’instant, le travail universitaire prend tout notre temps ! »
Visas et budget : franchir les obstacles du départ
Si ces étudiants abordent l’année avec enthousiasme, leur arrivée à Brest ne s’est pas faite sans difficultés. Les étudiantes sénégalaises en GEA, Maimouna et Mame Diarra, ont toutes les deux vus leur première demande de visa refusée. Il leur aura fallu multiplier les démarches et effectuer quatre allers-retours à Dakar avant d’obtenir le précieux sésame.
« Nous sommes arrivées hyper en retard. Mais nous arrivons à nous rattraper, sauf pour le module de finances que nous découvrons totalement ! » Un défi de taille, mais amplement à la portée de ces deux étudiantes brillantes, toutes deux majors de leur promotion à l’IUT de Thiès.
En France, les étudiants bénéficient d’un accompagnement attentif : Abdeslam Mamoune, enseignant-chercheur à l’IUT, les a guidés à travers l’ensemble des démarches administratives et l’accès au logement a été facilité par le CROUS.
Néanmoins, les dépenses du début restent lourdes : « Il fallait être fort financièrement pour assumer l’ensemble des frais, notamment le billet d’avion très couteux. »
Le grand bain de la langue française
Nisrine est née en France : « Je suis fière aujourd’hui d’y être revenue pour mes études supérieures. Je suis vraiment heureuse de parler français tout au long de la journée. »
L’un des étudiants renchérit : « C’est peut-être l’un des objectifs majeurs de notre séjour : parler français en permanence ! »
On réalise alors que, bien qu’ils s’expriment avec aisance, le français reste pour eux une langue étrangère à apprivoiser au quotidien. Au Sénégal, bien que les cours à l’IUT soient dispensés en français, les étudiants s’expriment plutôt en wolof en dehors de la classe. Au Maroc, si les enseignements universitaires se font en français, les explications complémentaires sont souvent données en darija.
Même Bouchra, pourtant polyglotte (elle parle berbère, arabe, darija, français et anglais), avoue ressentir une certaine fatigue le soir en ce début de séjour : « C’est exigeant de baigner dans le français du matin au soir, mais c’est un immense avantage pour progresser ! »
Heureusement, les étudiants français se montrent très accueillants et n’hésitent pas à partager leurs notes de cours ou à reformuler certaines notions. Et l’équipe pédagogique est tout aussi attentive : « Depuis mon arrivée tardive, les enseignants font tout pour m’aider. Ils nous fournissent beaucoup de supports écrits, ce qui facilite grandement la compréhension. Les gens sont bienveillants et la communication se fait très naturellement. »
Nous vous souhaitons la bienvenue à tous !
